L’humidité peut causer de lourds dégâts sur un bâtiment. Il est donc impératif d’en connaître les sources principales mais également les bonnes pratiques pour assurer une ventilation efficace et obtenir une  bonne qualité d’air au sein de votre logement.

 

 

Les sources d’humidité sont multiples


L’eau est omniprésente à l’intérieur d’un bâtiment, que ce soit sous forme liquide, vapeur ou solide.
Les sources d’humidité dans un bâtiment sont de plusieurs natures :

 

  •     La présence et l’activité des occupants (respiration, cuisine, douches…) constituent la principale source de vapeur d’eau.
  •     L’eau provenant des fondations (infiltration, fuite de canalisations enterrées, remontée capillaire)
  •     Les infiltrations liées aux défauts d’enveloppe du bâtiment, à la suite d’intempéries par exemple (étanchéité, fissurations...)
  •     Les incidents à l’intérieur du bâtiment, comme par exemple un débordement de baignoire…


L’air n’est jamais totalement sec dans un bâtiment. Il contient toujours un pourcentage d’eau sous forme de vapeur, appelé Humidité Relative de l’air (HR). Ce pourcentage peut théoriquement varier de 0 à 100% en fonction de la température et de la pression de l’air et de la quantité d’eau contenue dans l’air. Plus l’air est chaud, plus il peut contenir de vapeur. Lorsque l’air ne peut plus absorber une quantité supplémentaire de vapeur, on dit que l’air est « saturé » et alors son humidité relative est de 100% ; la vapeur d’eau condense alors pour former de l’eau liquide. A l’inverse, lorsque l’air est totalement dénué de vapeur d’eau, alors son humidité relative est de 0%. Cette dernière configuration n’étant  jamais observée dans la réalité.  

Du point de vue Qualité d’Air Intérieur (QAI)


L’humidité relative et la température intérieure font partie des paramètres  influant sur le confort. Concernant l’humidité, on peut définir une zone optimale.
La zone optimale d’humidité relative, ou de vapeur d’eau contenue dans l’air, est comprise entre 40 et 70% environ. En deçà de 40%, l’air est jugé trop sec et peut donner lieu à des gênes et irritations, tandis qu’une valeur supérieure à 70% donne lieu à des condensations potentielles sur les surfaces « plus froides ». La présence d’eau liquide  augmente alors le risque d’une croissance microbienne, conduisant au développement de champignons (moisissures) sur les matériaux rendus anormalement humides, pouvant provoquer divers effets sur la santé, telles qu’allergies et irritations des muqueuses.

Du point de vue Efficacité Energétique


Le bâti se dégrade du fait d’un excès d’humidité. Par exemple, un papier peint peut se piquer de moisissures, se décoller, et les isolants thermiques se dégradent et perdent leur performance thermique (la résistance thermique d’un isolant diminue lorsque ce dernier se charge en humidité). Dans certaines situations très particulières, la structure porteuse du bâtiment peut être altérée avec un impact potentiel  sur la  sécurité pour les occupants.

Les moisissures se développent préférentiellement dans les pièces humides mal ventilées (salles de bains…), sur les murs mal isolés ou peu étanches (au niveau des ponts thermiques en particulier).
Par ailleurs, un bâtiment nouvellement isolé est plus étanche et modifie l’équilibre hygrothermique intérieur qu’il faut prendre en compte.

Mais, des dispositions existent pour éviter les situations d’humidité excessive pouvant être dommageables pour les occupants et pour la pérennité du bâti.

Les bonnes pratiques


Pour éliminer tout risque de pathologies, la ventilation des locaux est importante à bien des égards.
Ventiler devient donc une nécessité, mais il convient de le faire à bon escient et sans dépense superflue d’énergie. Savoir utiliser le système dont on dispose est important. Connaître les solutions techniques disponibles permet également de bien choisir entre les divers systèmes à votre disposition. Un professionnel pourra vous conseiller pour concevoir et dimensionner l’installation qui convient à votre logement.

Enfin, l’entretien du système de ventilation est important du point de vue environnemental et sanitaire.


En l’absence de système mécanique de ventilation,  aérez régulièrement le logement- par ouverture des fenêtres : en hiver 10 minutes suffisent. En présence d’un système de ventilation naturelle ou mécanique, assurez-vous de son bon fonctionnement, aussi vérifiez et nettoyez régulièrement les bouches d’entrée et d’extraction d’air, en suivant les informations techniques à votre disposition et relatives à l’installation présente dans votre bâtiment.

L’utilité du diagnostic humidité


Malgré cela, si des signes tels que moisissures, infiltrations d’eau apparaissent, il est nécessaire de faire appel à un professionnel (qualifié QUALIBAT par exemple) pour faire un diagnostic (lien vers diagnostic humidité) précis et identifier les causes qui peuvent se trouver parmi les quelques exemples suivants :

 

  •     Problème de fonctionnement de la ventilation mécanique (si existante)
  •     Problème lié au manque de ventilation si par exemple des travaux d’isolation thermique et de changement des fenêtres ont été effectué
  •     Remontées capillaires
Merci de votre avis !

En savoir plus

L'humidité est la cause de différents problèmes dont certaines solutions sont parfois à portée de main. Toutefois, il est préférable d'effectuer un diagnostic pour avoir une vision détaillée de l'étendue des dégâts et pouvoir trouver les solutions les plus adaptées.

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